Normes

Tous nos produits répondent à différentes normes Française et Européennes, découvrez leur significations sur cette page.

Normes Européennes

Lorsqu’il s’agit de vêtements de protection et de travail, l’exigence est indispensable. La solidité et la qualité de la couche protectrice doivent être irréprochables. Quel que soit le métier, chaque professionnel doit pouvoir travailler en toute sécurité. 
De multiples normes existent afin d’assurer une résistance minimale à tout type de danger, que soit l’humidité, les chocs ou encore la chaleur.
 Voici un aperçu des normes les plus courantes pour les vêtements de travail : EN 343 (vêtement de pluie), EN 14404 (protection des genoux), EN 1458 (protection contre le froid).

En France, le port des chaussures de sécurité est régi au niveau européen par la norme EN ISO 20345:2011, comprenant les normes de sécurité SB, S1, S1 P, S2, S2 P, S3, S4, S5 et SBH.
La norme de sécurité SB constitue la base fondamentale d’une chaussure de sécurité normée :
chaussure de sécurité conçue pour résister à l’abrasion, à la déchirure, à la vapeur d’eau, munie d’une semelle antidérapante et d’une coque pouvant résister à un choc de 200 joules.
Il existe toutefois 5 formes de chaussures de sécurité réparties en fonction de la hauteur de la tige

Chaussures

Les chaussures de sécurité sont réglementées par des norme qui définissent plusieurs niveaux de protection.

Vêtements

Découvrez toutes les normes des vêtements de travail, des  vêtements anti-pluie, anti-froid et ATEX, haute-visibilité.

E.P.I et Accessoires

Les E.PI sont réglementées par la norme EN 20345 qui définit plusieurs niveaux de protection en fonction de leur utilisation.

Chaussures

Normes chaussures de sécurité

Les chaussures de sécurité sont dotées d’un embout de sécurité appelé coquille de protection. C’est ce que l’on appelle des chaussures de sécurité coquées. Cette coquille de protection est conçue pour résister à un écrasement de 200 joules. Les chaussures de sécurité sont reconnaissables par la notation “S”.

La norme EN 20345 définit 7 catégories de protection principaux que l’on appelle souvent norme principale ainsi que des niveaux de protection additionnels que l’on appelle norme complémentaire.

S1 : environnement sec et sol plat
S1P : environnement sec et sol à risque
S2 : environnement humide et sol plat
S3 : environnement humide et sol à risque
S4 : environnement très humide et sol plat
S5 : environnement très humide et sol à risque.

 

Protection SB S1 S1P S2 S3 S4 S5
Exigences fondamentales (SB)
Arrière fermé
Antistatique (A)
Semelle résistante aux hydrocarbures (FO)
Absorption des chocs au talon (E)
Semelle anti-perforation (P)
Tige hydrofuge (WRU)
Chaussures imperméables (WR)
SB SB + A + FO + E S1 + P S1 + WRU S1P + WRU S1 + WR S1P + WR

Normes chaussures de bûcheron

Les chaussures de sécurité forestier ont pour objectif de prévenir et de protéger des lésions irréversibles d’une coupure liée à l’utilisation d’une scie à chaîne, autrement dit une tronçonneuse. Pour être normées, elles doivent donc subir des tests de coupure de scie à chaîne.

Cette norme prévoit 3 classes de protection. Définies par la norme, elles permettent d’identifier simplement la résistance d’une chaussure en fonction de la vitesse de la chaîne d’une tronçonneuse.


Classe 1 : vitesse de chaîne 20 m/s
Classe 2 : vitesse de chaîne 24 m/s
Classe 3 : vitesse de chaîne 28 m/s

Normes chaussures de travail

Les chaussures de travail non coquées ne sont pas des chaussures de sécurité car elles ne possèdent pas d’embout de protection. Elles sont régies par la norme EN 20347 et possèdent plusieurs niveaux de protection comme pour les chaussures de sécurité EN 20345.

La différence entre de chaussures de sécurité qui sont reconnaissables par le symbole “S”, les chaussures de travail sont identifiables par le symbole “O”.

SRA : Semelle résistante au glissement, testée sur sol céramique.
SRB : Semelle résistante au glissement, testée sur sol acier.
SRC : Semelle résistante au glissement, testée sur sol céramique et acier.

Type de chaussant Chaussures / Bottes Chaussures Bottes
Protection OB O1 O2 O3 O4 O5
Exigences fondamentales (OB)
Arrière fermé
Antistatique (A)
Semelle résistante aux hydrocarbures (FO)
Absorption des chocs au talon (E)
Semelle anti-perforation (P)
Tige hydrofuge (WRU)
Semelle à crampons
OB OB + A + FO + E O1 + WRU O2 + P = O2 = O3

Normes sabots

Lorsqu’il s’agit d’équiper un établissement en chaussure pour les infirmières, les aides-soignantes, en sabots de bloc opératoire, choisir les bonnes chaussures médicales est primordial.

Toutes nos modèles proposés aux établissements de santé ont le marquage CE et sont aux normes 20347 : 2012, ce qui est un impératif. Le certificat de test 20347:2012 doit pouvoir être exigé pour chaque modèle de chaussure.

Semelles SRA : la résistance au glissement est testée sur sol carrelé avec du détergent.
Semelles SRB : la résistance au glissement est testée sur sol en acier avec un lubrifiant (gly­cérine).
Semelles SRC : elles combinent les propriétés des semelles SRA et SRB

 

Vêtements

Normes des vêtement haute visibilité : 

Le port d’une tenue haute visibilité est fortement réglementé. Selon l’instruction ministérielle : “Toute personne intervenant à pied sur le domaine routier à l’occasion d’un chantier ou d’un danger temporaire doit revêtir un vêtement de signalisation à haute visibilité de classe 2 ou 3.

Ainsi, porter une tenue haute visibilité devient indispensable dès lors que l’on se trouve à proximité de la chaussée ou sur la route, pour toute personne intervenant à pied sur le domaine routier, qu’il s’agisse de l’exécution d’une tâche professionnelle (chantier en bord de route ou chantier de voirie, élagage des arbres, service de ramassage d’ordures, dépannage professionnel…) ou d’une situation personnelle (arrêt d’urgence ou panne en bord de route, cyclisme sur la chaussée, marche en rase campagne…).

Les vêtements haute visibilité sont réglementés par la norme EN 20471. Le port de ces vêtements a pour objectif d’assurer la visibilité de l’utilisateur dans des situations dangereuses, quelle que soit la luminosité, du jour ou de la nuit.

Les exigences de la norme EN 20471 :
Les matières des vêtements de signalisation à haute visibilité :
Un vêtement de travail haute visibilité se compose de 2 matières obligatoires :

Matière fluorescente pour être visible de jour. Elle réagit aux ultra-violets de la lumière du jour mais ne fonctionne pas la nuit. Son efficacité ne dépend pas des conditions atmosphériques.
Matière rétro-réfléchissante pour être visible de nuit. Elle renvoie la lumière à la source. Elle réfléchit par exemple la lumière des phares des véhicules ou de toute autre source de lumière artificielle.
Les couleurs des vêtements haute visibilité :
Le coloris fluorescent est obligatoirement jaune, orange ou rouge fluorescent. On l’appelle souvent jaune Hivi pour High Visibility. La matière rétro-réfléchissante prend la forme de bandes grises.

Les classes de protection des vêtements haute visibilité :
Il existe 3 classes de protection pour les vêtements haute visibilité qui déterminent la visibilité que procure un vêtement. Définies par la norme, ces classes de visibilité sont obtenues par un vêtement en fonction des surfaces minimales des matières fluorescente et rétro-réfléchissante du vêtement.

Valeur en m² Classe 1
Exigences minimales
Classe 2 Classe 3
Exigences maximales
Zone fluorescente 0,14 0,50 0,80
Zone rétro-réfléchissante 0,10 0,13 0,20
Matière combinée 0,20

A noter que le tissu fluorescent doit être réparti de façon équitable entre l’avant et l’arrière du vêtement (tolérance 10%).

Comme vous pouvez le voir, la classe 1 est celle qui apporte le moins de visibilité tandis que la classe 3 est celle qui offre la meilleure visibilité. C’est pourquoi parfois, sur certains modèles comme les parkas haute visibilité, en fonction des tailles (entre un S et un M par exemple), les classes de protection ne sont pas identiques.

Pour connaître la classe que vous devez choisir, nous vous invitons de découvrir notre guide d’achat des vêtements haute visibilité.

L’emplacement des bandes rétro-réfléchissantes :
L’emplacement des bandes rétro-réfléchissantes joue également un rôle important pour votre visibilité. En effet, si vous travaillez souvent à genoux, accroupi ou lorsque d’autres intervenants travaillent en hauteur, il est indispensable de porter un vêtement haute visibilité avec des bandes placées au niveau des épaules pour une visibilité à 360°C.

Les vêtements à manches longues doivent obligatoirement être dotés de 2 bandes rétro-réfléchissantes qui entourent la manche.


La durée de vie des vêtements EN 20471 :
Un vêtement EPI haute visibilité a une durée de vie limitée dans le temps. En effet, avec le lavage, la visibilité (ici la matière fluorescente) s’altère au fur et à mesure des lavages. C’est pour cela que le nombre de lavage est testé par la norme et est limité. Chaque vêtement possède donc un nombre de lavage maximum à ne pas dépasser au risque de voir réduire ses performances, n’assurant ainsi plus son rôle. Ces lavages devront faire l’objet d’un suivi rigoureux et stricte.

Normes protection contre la pluie

Les vêtements de travail imperméables anti-pluie sont des vêtements normés EN 343. Cette norme assure que le vêtement professionnel résiste à la pluie et qu’il est donc imperméable. Une tenue de travail pluie vous protégera ainsi des intempéries.

La norme EN 343 définit les exigences, spécifications et méthodes d’essai des vêtements de protection contre la pluie et plus largement les intempéries comme le brouillard, la neige et l’humidité du sol au-dessus de -5°C.

Les classes de protection des vêtements anti-pluie EN 343 :
Deux niveaux de protection sont définis par la norme EN 343 pour juger avec fiabilité de la protection apportée par le vêtement :

Résistance à la pénétration de l’eau : notée de la classe 1 à 3 (3 étant le niveau le plus performant)
Résistance évaporative : notée de la classe 1 à 3 (3 étant le niveau le plus performant)
La résistance à la pénétration de l’eau permet de déterminer le niveau d’imperméabilité du matériau (pression de l’eau exercée (pluie) sur le matériau au passage de l’eau).
La résistance évaporative signifie la résistance à la vapeur d’eau et donc la respirabilité du matériau. Plus la classe est élevée, plus le matériau utilisé dans la conception du vêtement est respirant, et a donc la capacité d’évacuer la transpiration du porteur pour plus de confort.

Le marquage des vêtements anti-pluie :
Pour reconnaître un vêtement EN 343, il existe un pictogramme permettant de savoir qu’il satisfait aux exigences de la norme EN 343. Comme vous pouvez le voir, il y a sur le côté du pictogramme 2 valeurs, la valeur X et Y.

La valeur X correspond à la résistance à la pénétration de l’eau : on mentionne ici le numéro de la classe obtenu pour ce test.
La valeur Y correspond à la perméabilité à la vapeur d’eau : on mentionne ici le numéro de la classe obtenu pour ce test.
Ces indicateurs permettent d’identifier rapidement les classes de protection du vêtement et donc ses performances.

Normes protection contre le froid

Les vêtements de travail hiver sont réglementés par 2 types de normes en fonction de la protection nécessaire pour lutter contre le froid :

EN 14058 : climat frais – températures supérieures à -5°C
EN 342 : climat froid – températures inférieures à -5°C
Ainsi, en fonction de votre environnement et des conditions météorologiques, vous pourrez savoir quel type de vêtements normés vous devrez porter.

EN 14058 – Vêtement de protection contre les climats frais
Les vêtements de protection EN 14058 fournissent une protection contre le froid lorsque les conditions de froid sont modérées. Un climat frais, c’est la combinaison de conditions d’humidité et de vent à une température d’air de -5°C et plus.

Les tests de la norme EN 14058 :
La norme détermine plusieurs tests de performance pour les vêtements EN 14058. Il s’agit :

A – Classe de résistance thermique (RCT) mesurée sur l’ensemble des couches de tissu. Mesure le pouvoir isolant d’un vêtement. Il existe 3 classes de protection.
B – Perméabilité à l’air mesurée sur l’ensemble des couches de tissu. Il y a 3 classes de protection.
C – Résistance à la pénétration de l’eau. Ici, on mesure l’imperméabilité du vêtement. Il existe 2 classes de protection.
D – Isolation thermique avec mannequin mobile (valeur d’isolation Icler en m²K/W)  Pour obtenir ce test, la valeur minimale doit être de 0,170
E – Isolation thermique avec mannequin statique (valeur d’isolation Icle en m²K/W)  Pour obtenir ce test, la valeur minimale doit être de 0,190
Plus la classe obtenue par le vêtement est élevée, plus il est performant.

Les vêtements de protection EN 14058 sont reconnaissables par un pictogramme où les niveaux aux tests sont mentionnés. Seul le test A est obligatoire, les autres sont optionnels.

 EN 342 – Vêtement de protection contre le froid
La norme EN 342 concerne les vêtements de protection contre le froid à des températures inférieures à -5°C où l’environnement combine vent et humidité. Les vêtements EN 342 sont donc adaptés pour les professionnels qui travaillent en températures négatives en intérieur (cariste, chambre froide) ou en extérieur.

Les vêtements certifiés EN 342 sont testés avec des sous-vêtements de la norme B (deux couches).

Les tests de la norme EN 342 :
La norme définit les tests nécessaires aux vêtements anti-froid :

A – Isolation thermique : 2 tests peuvent être réalisés (avec mannequin mobile ou mannequin statique, exprimée en valeur d’isolation Icler ou Icle en m²K/W). Plus cette valeur est haute, plus le vêtement apporte une isolation contre le froid.
B – Perméabilité à l’air (protection au vent) : classe 0 à 3
C – Résistance à la pénétration d’eau (l’imperméabilité) : classe 0 à 3
Plus la classe de protection du vêtement est élevée, plus son niveau de performance est élevé. Seul le test de l’imperméabilité est optionnel.

On reconnaît les vêtements anti-froid par un pictogramme qui mentionne les niveaux de classe obtenu.


Normes vêtements anti-coupure tronçonneuse

Les classes de protection de la norme EN 381 :

La norme définit 4 classes de protection en fonction de la vitesse de chaîne de la tronçonneuse. La classe de votre vêtement anti-coupure doit être adaptée à la vitesse de votre tronçonneuse.

Les classes de protection sont les suivantes :

Classe 0 : vitesse de chaîne de 16 m/s
Classe 1 : vitesse de chaîne de 20 m/s
Classe 2 : vitesse de chaîne de 24 m/s
Classe 3 : vitesse de chaîne de 28 m/s

Toutes ces classes de protection ne sont pas toutes autorisées pour tous les types de vêtement de protection anti-coupure.

EN 381-5 – Protection des jambes pour les utilisateurs de scies à chaîne
Cette partie de la norme EN 381 concerne exclusivement les pantalons de protection anti-coupure ainsi que les jambières. Elle définit les classes de protection possibles ainsi que le type de protection.

Les classes de protection en fonction de la vitesse de chaîne :

Classe 1 : vitesse de chaîne de 20 m/s
Classe 2 : vitesse de chaîne de 24 m/s
Classe 3 : vitesse de chaîne de 28 m/s

Les types de pantalons de protection anti-coupure :
Il existe 3 types de protection pour les pantalons bûcheronnage et les jambières anti-coupure. Ils définissent les emplacements précis de la protection multicouche anti-coupure.

Type A : protection frontale > couvre chaque jambe sur 180° plus 5 cm à l’intérieur de la jambe droite et 5 cm à l’extérieur de la jambe gauche. La protection commence à 5 cm au maximum du bas de jambe et s’arrête à 20 cm au minimum au-dessus de l’entrejambe.

Type B : protection frontale identique au type A avec un retour supplémentaire de 5 cm à l’intérieur de la jambe gauche.

Type C : couvre chaque jambe sur 360°. La protection commence à 5 cm au maximum du bas de la jambe et s’arrête à 20 cm au minimum au-dessus de l’entrejambe sur la face avant et 50 cm au minimum en dessous de l’entrejambe sur la face arrière.

Les pantalons type A et B sont destinés aux travaux forestiers ordinaires réalisés par des bûcherons professionnels, formés et informés. Les pantalons type C sont préconisés pour des utilisations exceptionnelles (situations très dangereuses) mais également pour les professionnels n’ayant pas l’habitude de travailler avec une tronçonneuse comme les débutants par exemple.

EN 381-11 – Protection de la partie supérieure du corps pour les utilisateurs de scie à chaîne  

Cette partie de la norme fait référence aux vestes anti-coupure et aux manchettes de protection. Il existe qu’une seule classe de protection :

Classe 1 : vitesse de chaîne de 20 m/s
La surface de protection anti-coupure est strictement définie. Elle doit être placée sur la face avant des manches et doit couvrir au minimum 80% de la surface de la manche, et s’arrêter à moins de 70 mm du bas des manches.

EN 381-7 – Gants de protection contre les scies à chaîne
Nous vous invitons à découvrir cette partie de la norme dans notre récapitulatif des normes sur les gants de travail.

EN 381-9 – Guêtres de protection pour les utilisateurs de scie à chaîne
Cette partie de la norme concerne les guêtres de protection anti-coupure. Cet EPI est uniquement conçu pour un usage occasionnel, à porter obligatoirement au-dessus de chaussures de sécurité EN 20345. Là encore, il n’existe qu’une seule classe de protection :

Classe 1 : vitesse de chaîne de 20 m/s
Parce les chaussures de sécurité ont un embout de sécurité, il peut y avoir un écart entre la surface anti-coupure et la chaussure. Mais elle ne peut sous aucun prétexte dépasser une distance de 14 mm à partir du point d’extrémité avant de la chaussure. La hauteur minimale de la guêtre est de 200 mm et la distance guêtre-bas de la semelle ne peut pas excéder les 25 mm.

E.P.I et Accessoires

Normes protection de la tête :

EN 397 – Casque de protection pour l’industrie d’usage courant
Un casque EN 397 est ce que l’on appelle couramment “casque de sécurité” ou “casque de chantier”. Ces casques de protection ont pour objectif de fournir une protection au porteur contre la chute d’objet mais ils ne sont pas destinés à fournir une protection contre les chocs appliqués en dehors du sommet du crâne.
Les exigences obligatoires de la norme EN 397 :
Pour être certifié EN 397, un casque de chantier doit être conforme aux exigences de base qui sont obligatoires.
Les voici :

  • Résistance au choc (aptitude à dissiper et étaler l’énergie communiquée par un choc)
  • Résistance à la pénétration
  • Résistance à l’inflammabilité
  • Résistance au vieillissement artificiel
  • Exigences vis-à-vis des matériaux, du harnais, de la jugulaire et autres accessoires

Les exigences additionnelles de la norme EN 397 :
Elle définit également des caractéristiques additionnelles facultatives :

  • Résistance aux basses températures : notation de la température (souvent comprise entre -20°C et -30°C)
  • Résistance aux hautes températures : notation de la température (souvent : +150°C)
  • Résistance à l’électricité : notation des volts
  • Résistance à la déformation latérale : notation LD
  • Résistance au métal en fusion : notation MM

Il existe une autre norme pour un autre type de casque : les casques de protection à haute performance pour l’industrie EN 14052. Ils offrent une protection contre la chute d’objet plus performante, protègent des chocs en dehors du sommet du crâne et également contre la pénétration d’une masse percutante à lame plate.

EN 50365 – Casque électriquement isolant pour utilisation sur des installations à basse tension
Un casque de protection électricien est un casque isolant. Pour être certifié EN 50365, il doit être conforme à la norme EN 397 car c’est avant tout un casque de sécurité.

Les casques EN 50365 ont pour objectif de protéger le porteur contre les risques d’électrisation par contact électrique direct lors de travaux réalisés à proximité de parties sous tension jusqu’à 1000 Volts en courant alternatif. Ils sont reconnaissables par le symbole du double triangle. Ils ne doivent en aucun cas être composés d’éléments métalliques.

2 niveaux de protection électrique existent pour les casques de chantier :

Protection contre un courant accidentel de courte durée avec des conducteurs électriques sous tension pouvant atteindre 440 Volts en courant alternatif (exigence facultative EN 397)
Protection pour les travaux sur ou à proximité de parties sous tension d’installations qui ne dépassent pas 1000 Volts en courant alternatif et 1500 Volts en courant continu (EN 50365)

EN 812 – Casquettes anti-heurt pour l’industrie
Une casquette anti-heurt également appelée casquette de sécurité avec coque de protection est réglementée par la norme EN 812.
Cet EPI a pour objectif de protéger la tête du porteur lorsqu’elle se heurte à des objets durs et immobiles (comme les arêtes par exemple) avec suffisamment de force pour provoquer des coupures et d’autres blessures superficielles. Elle ne protège pas des effets de projections, des chutes d’objets, des charges en suspension ou des charges en mouvement.
Ces casquettes coquées sont principalement destinées à protéger des utilisateurs qui travaillent en intérieur. Elles ne peuvent en aucun cas se substituer aux casques de chantier.

La norme EN 812 spécifie les exigences physiques et de performance, les méthodes d’essai et les exigences de marquage.
Pour qu’une casquette soit certifiée EN 812, cette norme exige que la casquette soit frappée 4 fois par un percuteur d’acier plat tombant de 5 kg avec 12 joules d’énergie. Ici, c’est donc l’absorption des chocs qui est testée.

Les exigences additionnelles facultatives de la norme EN 812 :
Une casquette anti-heurt peut également passer des tests facultatifs pour apporter des protections supplémentaires :

Résistance aux basses et aux hautes températures : notation de la température
Résistance aux flammes : notation F
Test de l’isolation électrique jusqu’à 440 Volts maximum en courant alternatif : notation 440 V CA
Récapitulatif des exigences des différentes normes relatives aux différents EPI de protection de la tête :

Test d’essai Casque de protection Casque de protection
haute performance
Casquette anti-heurt Casque isolant
EN 397 EN 14052 EN 812 EN 50365 + EN 397
Absorption des chocs obligatoire obligatoire obligatoire obligatoire
Résistance à la pénétration obligatoire obligatoire obligatoire obligatoire
Résistance à la flamme obligatoire obligatoire facultatif obligatoire
Points d’ancrage de la jugulaire obligatoire obligatoire obligatoire obligatoire
Résistance aux basses températures facultatif facultatif facultatif facultatif
Résistance aux très hautes températures facultatif facultatif facultatif
Résistance à la chaleur radiante facultatif
Essais électriques facultatif facultatif facultatif obligatoire
Résistance à la déformation latérale facultatif facultatif
Résistance aux projections de métal en fusion facultatif facultatif facultatif


Normes protection des mains

Il existe une grande variété de normes concernant les gants de travail afin de s’adapter à toutes les situations professionnelles et donc à tous les risques susceptibles d’être rencontrés. Vous trouverez ainsi des explications sur :

– Les gants de protection mécanique EN 388
– Les gants de travail anti-chaleur EN 407
– Les gants de protection soudeur EN 12477
– Les gants de travail anti-froid EN 511
– Les gants anti coupure scie à chaîne EN 381-7
– Les gants de protection chimique et biologique EN 374
– Les gants ESD EN 16350
– Les gants contact alimentaire

Bien entendu, il existe d’autres normes, notamment pour des gants qui protègent de risques spécifiques.

EN 388 – Gants de protection contre les risques mécaniques

Cette norme évalue les performances d’un gant contre les risques mécaniques.

Les tests de performance d’un gant EN 388 :

Révisée en 2017, elle définit 6 tests de performance :

  • Résistance à l’abrasion (mesurée en nombre de cycles – niveau 1 à 4, 4 étant le plus performant)
  • Résistance à la coupure par tranchage (coupure par lame appelé Couptest, évaluée en indice – niveau 1 à 5, 5 étant le plus performant)
  • Résistance à la déchirure (mesurée en Newtons – niveau 1 à 4, 4 étant le plus performant)
  • Résistance à la perforation (évaluée en Newtons – niveau 1 à 4, 4 étant le plus performant)
  • Résistance à la coupure ISO EN 13997 (appelé test TDM, mesurée en Newtons, niveau A à F, F étant le plus performant)
  • Protection contre les chocs / impacts EN 13594 (test facultatif : réussite P, échec notation O)

Un test noté X signifie que le gant n’a pas été testé.

Pourquoi 2 tests de résistance à la coupure ?

Il existe 2 tests de résistances à la coupure. Le fabricant a le choix du test, les 2 tests combinés ne sont pas obligatoires. Ainsi, le test TDM est recommandé pour les gants conçus dans des matériaux qui émoussent la lame, idéal donc pour les gants de protection anti coupure (test plus précis). Il est optionnel pour les autres gants.

Bon à savoir…
Tous les gants de travail qui protègent de risques supplémentaires (comme c’est le cas des autres normes que nous allons voir) doivent toujours être conformes aux normes EN 420 et EN 388.

EN 407 – Gants de protection contre les risques thermiques

Cette norme a pour objectif de protéger des risques thermiques mais n’induit en aucun cas une protection soudure.

Les tests de performance d’un gant EN 407 :

6 tests de résistance thermique existent :

Test Explications Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4
Comportement au feu Résistance à l’inflammabilité : mesure le temps pendant lequel le matériau du gant reste enflammé et continu ensuite à se consumer après que la source du feu ait été supprimée durée inférieure ou égale à 20 secondes 10 secondes 3 secondes 2 secondes
Chaleur de contact Température à laquelle le porteur de gant ne sentira pas de douleur sur une période minimale de 15 secondes. 100°C 250°C 350°C 500°C
Chaleur convective Mesure la durée pendant laquelle le gant est capable de retarder le transfert de la chaleur d’une flamme. durée supérieure ou égale à 4 secondes 7 secondes 10 secondes 18 secondes
Chaleur radiante ou rayonnante Index qui indique le temps qui est nécessaire à l’échantillon pour s’élever à un niveau de température donné. durée supérieure ou égale à 5 secondes 30 secondes 90 secondes 150 secondes
Petites projections de métal fondu Index indiquant la quantité nécessaire de gouttes pour élever la température de l’échantillon de 40°C. supérieur ou égal à 5 gouttes 15 gouttes 25 gouttes 35 gouttes
Grosses projections de métal fondu Mesure la masse, en grammes, de fer en fusion, nécessaire pour provoquer une brûlure superficielle. supérieur ou égal à 30 grammes 60 grammes 120 grammes 200 grammes

Pour atteindre un niveau 3 au test de chaleur de contact, le gant doit avoir obtenu un niveau 3 au test d’inflammabilité. Si ce n’est pas le cas, il obtiendra seulement un niveau 2 à ce test.
Pour que le test de chaleur convective soit une réussite et que le gant obtienne un niveau de performance, il doit avoir obtenu un niveau de 3 ou de 4 au test d’inflammabilité.
Pour réussir le test de la chaleur radiante, le gant doit avoir obtenu un niveau de 3 ou de 4 au test d’inflammabilité.
Le gant doit avoir obtenu un niveau de 3 ou de 4 au test d’inflammabilité pour réussir le test des petites projections de métal fondu.

Bon à savoir…
Les gants EN 407 testés doivent atteindre au minimum un niveau de performance de 1 au test d’abrasion et de déchirure de la norme EN 388.

EN 12477 – Gants de protection soudeur

Cette norme concerne les gants de protection pour les travaux de soudure.

Les types de gants soudeur EN 12477 :

Il existe 2 types de gants de soudeur :

  • Type A : le gant offre peu de dextérité mais possède des performances élevées face aux risques mécaniques. Adapté aux opérations générales de soudage et de découpage, à l’oxycoupage…
  • Type B : le gant offre une dextérité élevée mais des performances plus faibles. Il est particulièrement adapté au soudage TIG.

Cette norme exige une longueur de manchette supérieure à ce que la norme EN 420 définit pour les gants de protection.

Les exigences de performances des gants EN 12477 :

Pour qu’un gant soudeur soit certifié et conforme à la norme EN 12477, il doit subir les tests de la norme EN 388 et EN 407. En effet, il doit atteindre des niveaux minimum à chaque test. Les résultats attendus sont différents en fonction du type de gant soudeur.

Exigences des niveaux de performance
minimum selon le type de gant soudeur
Type A Type B
Abrasion 2 1
Coupure 1 1
Déchirure 2 1
Perforation 2 1
Comportement au feu 3 2
Chaleur de contact 1 1
Chaleur convective 2
Petites projections de métal fondu 3 2

EN 511 – Gants de protection contre le froid

Les gants de travail anti-froid doivent être certifiés EN 511 pour apporter une protection efficace. Ils peuvent protéger les mains contre le froid de convection et le froid de contact jusqu’à -50°C.

Les tests des gants EN 511 :

Pour évaluer leur performance contre le froid, il existe plusieurs tests :

  • Résistance au froid convectif : niveau 0 à 4 (4 étant le niveau le plus performant)
  • Résistance au froid de contact : niveau 0 à 4 (4 étant le niveau le plus performant)
  • Imperméabilité à l’eau : niveau 0 ou 1 (0 = non imperméable ; 1 = imperméable)
  • Comportement à la flexion : valable seulement pour les gants enduits.

Bon à savoir…
Pour qu’un gant soit certifié EN 511, il doit avoir obtenu au minimum un niveau de performance de 1 aux tests de résistance à l’abrasion et à la déchirure de la norme EN 388.

EN 381-7 – Gants de protection contre les scies à chaîne

Les gants EN 381-7 concerne les gants de protection tronçonneuse à destination des forestiers et des bûcherons.

En principe, pour les gants anti coupure tronçonneuse, le gant gauche est très souvent différent du gant droit. C’est souvent le gant gauche qui est équipé d’une protection anti coupure pour que le professionnel puisse conserver une bonne dextérité, nécessaire pour maîtriser l’accélérateur de sa tronçonneuse. Mais il existe des gants équipés de protection à la fois sur la main gauche et sur la main droite.

Les différents types de gants anti coupure scie à chaîne :

Il existe 2 types de gants :

  • Type A : ce gant protège que les métacarpes (phalanges du dos de la main). La protection anti coupure se situe au dos de la main et doit obligatoirement avoir une largeur de 110 mm et une hauteur minimum de 120 mm au point le plus haut (sans les doigts).
  • Type B : ce gant protège les métacarpes, la totalité des phalanges sauf le pouce. La protection se situe donc au niveau du dos de la main et des 4 doigts. La surface protectrice doit avoir obligatoirement une largeur de 110 mm et une hauteur minimale de 190 mm sur le point le plus haut.

Les classes de protection :

Il existe 4 classes de protection, qu’il s’agisse d’un gant type A ou d’un gant type B. Ces classes correspondent à la vitesse de la chaîne de la tronçonneuse.

  • Classe 0 : vitesse de chaîne de 16 m/s
  • Classe 1 : vitesse de chaîne de 20 m/s
  • Classe 2 : vitesse de chaîne de 24 m/s
  • Classe 3 : vitesse de chaîne de 28 m/s

EN 374 – Les gants de protection contre les produits chimiques dangereux et les micro-organismes

Les gants de protection chimique sont réglementés par la norme EN 374. Elle a récemment été révisée pour permettre une meilleure compréhension des protections qu’elle apporte pour faciliter le choix des utilisateurs.

Cette norme se compose de 4 sous-parties définissant diverses exigences et de nombreux tests permettant à un gant d’obtenir la certification EN 374.

Voici les tests que doit subir un gant EN 374 :

  • Résistance à la pénétration EN 374-2 qui définit l’étanchéité d’un gant par ses imperfections, les coutures ou les porosités
  • Résistance à la perméation EN 16523-1 qui définit la liste des produits chimiques d’essai (reconnaissables par des lettres) et le temps de passage pour chacun de ces produits avant le point de perméation (passage du produit chimique à travers le matériau)
  • Résistance à la dégradation chimique EN 374-4 : comportement du matériau au contact du produit chimique d’essai qui doit être reporté dans la notice d’information du gant
  • Résistance aux micro-organismes EN 374-5 qui permet de déterminer si un gant protège des micro-organismes (champignons et bactéries) mais aussi des virus

Bon à savoir…
Chaque produit chimique que vous utilisez peut vous orienter sur la protection chimique adéquate à porter. Pour le savoir, il suffit de vous référer à la FDS, c’est-à-dire la fiche de données sécurité du produit chimique.

Liste des substances chimiques d’essai :

  • A : Méthanol > Classe chimique : alcool primaire
  • B : Acétone > Classe chimique : cétone
  • C : Acétonitrile > Classe chimique : composé nitrile
  • D : Dichlorométhane > Classe chimique : hydrocarbure chloré
  • E : Carbone disulfure > Classe chimique : composé organique contenant du soufre
  • F : Toluène > Classe chimique : hydrocarbure aromatique
  • G : Diéthylamine > Classe chimique : amine
  • H : Tétrahydrofurane > Classe chimique : composé héthérique hétérocyclique
  • I : Acétate d’éthyle > Classe chimique : ester
  • J : n-Heptane > Classe chimique : hydrocarbure saturé
  • K : Soude caustique 40% > Classe chimique : base inorganique
  • L : Acide sulfurique 96% > Classe chimique : acide minéral inorganique, oxydant
  • M : Acide nitrique 65% > Classe chimique : acide inorganique
  • N : Acide acétique 99% > Classe chimique : acide organique
  • O : Ammoniaque 25% > Classe chimique : base organique
  • P : Peroxyde d’hydrogène 30% > Classe chimique : peroxyde
  • S : Acide Fluorhydrique 40% > Classe chimique : acide minéral inorganique
  • T : Formaldéhyde 37% > Classe chimique : aldéhyde

Temps de passage d’un produit chimique :

Le temps de passage donne une idée indicative sur la durée nécessaire pour que le produit chimique testé passe de la face externe du matériau du gant jusqu’à l’autre côté, c’est-à-dire l’intérieur.

  • Classe 1 : temps de passage supérieur à 10 minutes
  • Classe 2 : temps de passage supérieur à 30 minutes
  • Classe 3 : temps de passage supérieur à 60 minutes
  • Classe 4 : temps de passage supérieur à 120 minutes
  • Classe 5 : temps de passage supérieur à 240 minutes
  • Classe 6 : temps de passage supérieur à 480 minutes

Les catégories des gants de protection chimique :

Une fois tous ces tests réalisés, le gant peut être certifié EN 374. Il existe trois types de gants de protection chimique :

Gant Type A Gant Type B Gant Type C
Etanchéité
Résistance à la pénétration EN 374-2
oui oui oui
Produits chimiques
Résistance à la perméation EN 16523-1
6 substances chimiques d’essai minimum avec un temps de passage supérieur ou égal à 30 minutes 3 substances chimiques d’essai minimum avec un temps de passage supérieur ou égal à 30 minutes 1 substance chimique d’essai minimum avec un temps de passage supérieur ou égal à 10 minutes

Les catégories des gants de protection biologique :

  • Gant résistant aux micro-organismes (champignons et bactéries) selon l’EN 374-5
  • Gant résistant aux micro-organismes (champignons et bactéries) et aux virus selon l’EN 374-5

EN 16350 – Gants de protection – Propriétés électrostatiquesLes propriétés électrostatiques des gants sont évaluées par une mesure de résistance de fuite (en Ohm – Ω) selon la norme EN 16350. Cette norme spécifie les exigences et les méthodes d’essai applicables aux matériaux utilisés dans la fabrication de gants de protection dissipant l’électricité statique afin d’éviter les décharges électrostatiques (ESD). Ils sont destinés à être utilisés dans des environnements présentant des risques d’incendie et d’explosion. La méthode de test utilisée pour ces gants est celle de la norme EN 1149-2. La résistance de contact doit être inférieure à 1,0 x 10⁸ ohms – aussi appelée résistance verticale (Rv < 1,0 x 10⁸Ω)

Cette norme ne concerne pas les gants pour la protection de matériel électronique contre les risques électrostatiques comme pour l’industrie électronique par exemple. Dans ce cas-là, il s’agit de la norme CEI 61340-5-1.

Bon à savoir…
Les gants de protection contre l’électricité statique sont efficaces seulement si l’utilisateur est relié à la terre avec des chaussures dissipatrices de charge et sur un sol dissipateur de charges électriques.

Les gants de protection contact alimentaireLes gants contact alimentaire ne sont pas soumis à une norme spécifique mais plutôt à un règlement. C’est le règlement “Chapeau” n°1935/2004.

Cette réglementation s’applique dès lors qu’un objet entre en contact avec des aliments. Ceux-ci ne doivent en aucun cas modifier la composition d’un aliment ou présenter un danger pour la santé de l’homme.

L’étiquetage des produits aptes au contact alimentaire :Pour reconnaître les produits compatibles à être en contact avec des aliments, un symbole a été mis en place pour une reconnaissance simplifiée. Il s’agit :

  • Symbole verre et fourchette
  • Mention “convient pour les aliments”

Ces 2 éléments peuvent être utilisés conjointement ou séparément.


Normes protection des yeux

Il existe une multitude de normes de lunette de protection pour répondre à tous les risques et situations de travail. La norme de base à toutes lunettes est la norme EN 166. Ensuite, les autres normes sont spécifiques à certaines applications et donc aux protections additionnelles qu’elles apportent comme les lunettes soudeur par exemple.

La norme EN 166 : une base commune à toutes les lunettes de travail

EN 166 – Protection individuelle de l’oeil – Spécifications

La norme EN 166 définit de nombreux points spécifiques pour les lunettes de sécurité à savoir : le domaine d’utilisation, la résistance mécanique et la classe optique. Cette norme permet également de s’assurer que chaque lunette offre une résistance minimale contre les risques courants : vieillissement à la lumière, exposition à la chaleur, chute sur un sol dur, corrosion..

Le domaine d’utilisation :

La norme spécifie plusieurs domaines d’utilisation également appelés symboles de protection selon l’usage :

  • 3 – Protection contre les liquides : gouttelettes et projections de liquides tels que les produits chimiques et acides
  • 4 – Protection contre les grosses particules de poussières, supérieures à 5 microns telles que les poussières de charbon et les poussières de chantier
  • 5 – Protection contre les gaz, les vapeurs, les brouillards, les fumées et les fines particules de poussières inférieures à 5 microns.
  • 8 – Protection contre l’arc électrique et court-circuit : pour le travail à proximité de source de danger électrique
  • 9 – Protection contre le métal fondu et solides chauds tel que le soudage et le meulage

Si aucun domaine d’utilisation n’est mentionné, cela signifie que le modèle de lunette est conçu pour un usage général et non pas pour une application spécifique.

La résistance mécanique :

La norme définit également une résistance mécanique des lunettes, reconnaissables grâce à des symboles :

  • S – Solidité renforcée : résiste à une bille de 22 mm de 43 grammes, tombant d’une hauteur de 1.30 mètre à une vitesse de 5.1 m/s
  • F – Impact à faible énergie : résiste à une bille de 6 mm de 0.86 grammes, tombant à 45 m/s. Convient pour l’utilisation d’outils à main (niveau de protection maximal pour les lunettes)
  • B – Impact à moyenne énergie : résiste à une bille de 6 mm de 0.86 grammes, tombant à 120 m/s. Convient pour l’utilisation d’outils électriques ou motorisés (niveau de protection maximal pour les masques)
  • A – Impact à haute énergie : résiste à une bille de 6 mm de 0.86 grammes, tombant à 190 m/s (niveau de protection maximal pour les écrans faciaux)
  • T – Symbole utilisé avec F, B ou A : particules lancées à des températures extrêmes de +55°C à -5°C

Exemple de symbole FT : signifie que les lunettes offrent une protection contre les particules de faible vitesse à des températures extrêmes.
Si les lunettes n’ont pas de symbole de résistance mécanique, cela signifie “solidité minimale”.

Parmi ces symboles de résistance mécanique, il existe des tests optionnels pouvant être utiles dans certaines situations :

  • N – Résistance à la buée : anti-buée
  • K – Résistance à la rayure : résiste aux dommages causés en surface par de fines particules, résiste donc à l’abrasion (anti-rayure)
  • H – Lunettes conçues pour les petites têtes : tour de tête de 54 mm de diamètre

Bon à savoir…
Un autre type de protection oculaire réglementé par une autre norme doit également se voir attribuer un symbole de résistance mécanique. Il s’agit des protections de type grillagé également appelés écran facial grillagé. Ils doivent être certifiés EN 1731 – Protecteur de l’oeil et du visage de type grillagé. Ils peuvent avoir une résistance mécanique S ; F ; B ou A.

La classe optique :

La norme définit également des niveaux de classe optique, permettant d’indiquer la durée de port des protections :

  • Classe 1 – Travaux continus : port permanent
  • Classe 2 – Travaux intermittents : port intermittent
  • Classe 3 – Travaux occasionnels et de courte durée

Les filtres de protection des oculaires : de nombreuses normes
Les filtres utilisés dans la conception des verres des lunettes de travail sont nombreux puisqu’ils permettent d’éviter certains risques spécifiques. Chaque filtre de protection est réglementé par une norme.

Les différents types de filtre :
Il existe plusieurs types de filtres, codifiés par un numéro de code pour une reconnaissance facile, dont les exigences sont définies par des normes spécifiques :

2 – Filtre UV
2C – Filtre UV sans altération des couleurs
4 – Filtre infrarouge
5 – Filtre solaire à usage industriel
6 – Filtre solaire spécifique infrarouge
8 à 14 – Filtres de soudage passifs (également appelés verres minéraux)
Les numéros d’échelon des filtres :
Ensuite, en fonction du type de filtre, chaque oculaire (verre) possède un numéro de teinte qui peut varier. C’est ce que l’on appelle le numéro d’échelon :

Rayon UV : n° d’échelon de 1.2 à 5
Rayon IR (infrarouge) : n° d’échelon de 1.2 à 7
Rayon solaire : n° d’échelon de 1.1 à 4.1
Soudure : n° d’échelon de 2 à 15
Les normes en fonction des filtres :
Les filtres UV sont réglementés par la norme EN 170 – Protection individuelle de l’oeil – Filtres pour l’ultraviolet.
Quant aux filtres infrarouge, ceux-ci sont définis par la norme EN 171 – Protection individuelle de l’oeil – Filtres pour l’infrarouge.
Les filtres solaire à usage industriel sont régis par la norme EN 172 – Protection individuelle de l’oeil – Filtres de protection solaire pour usage industriel.
Enfin, les filtres pour le soudage peuvent être soumis à différentes normes en fonction du types de filtres. Les filtres passifs doivent répondre à la norme EN 169 – Protection individuelle de l’oeil – Filtres pour le soudage et les techniques connexes. Les filtres actifs doivent être conformes à la norme EN 379 – Protection individuelle de l’oeil – Filtres de soudage automatique.

Focus sur les lunettes de protection soudeur
Il existe donc plusieurs normes pour les protections des yeux des soudeurs, notamment en raison de la multiplicité des techniques de soudure.
On retrouve ainsi 2 grandes familles de lunettes de protection soudeur :

Lunettes soudeur à filtre passif : l’EPI devra être conforme à l’EN 166, EN 169 et EN 175
Lunettes soudeur à filtre actif (automatique) : l’EPI devra être conforme à l’EN 166, EN 175 et EN 379
La norme EN 166 est commune à toutes les lunettes de protection.
La norme EN 175 porte spécifiquement sur l’équipement de protection (solidité, isolation électrique, stabilité thermique et physiologique).
La norme EN 169 porte sur les filtres passifs des oculaires et définit les numéros d’échelon.
La norme EN 379 concerne les filtres actifs des oculaires et définit les numéros d’échelon. Chaque filtre de soudage automatique doit être évalué selon 4 critères notés du niveau 1 à 3 (classe optique (rectitude de l’image = déformation de l’image ou non), diffusion de la lumière, variations de transmittance lumineuse (filtre homogène ou non) et filtration de la lumière indirecte (dépendance angulaire)).

Quelles différences entre filtration passive et filtration active ?
Le filtre passif doit être changé en fonction de l’intensité de soudage et de la technique utilisée tandis que les filtres actifs sont ce qui s’appelle une cellule opto-électroniques à cristaux liquides et teinte variable. Cela signifie que c’est l’EPI qui change le filtre en fonction de la méthode et de l’intensité de soudage. Il n’est plus nécessaire de changer manuellement le filtre.

Comment choisir son filtre soudage ?
Comment choisir son filtre passif EN 169 ?
Le choix du filtre passif dépend de la méthode et de l’intensité de soudage à savoir du débit du gaz pour le soudage à la flamme et du courant pour le soudage à l’arc.
Les échelons 4 à 8 sont adaptés au soudage à la flamme, à la découpe plasma et au meulage tandis que les échelons 9 à 15 sont adaptés au soudage à l’arc.
Plus l’échelon est élevé, plus le verre est opaque et plus il filtre la lumière.

Comment choisir son filtre actif EN 379 ?
Un filtre actif, comme pour les filtres passifs, possède des numéros d’échelon. Ici, un filtre actif a plusieurs numéros d’échelon (degré de filtration) appelé plage de protection. Une plage de protection est comprise entre 5 et 13. Les échelons de 5 à 13 sont adaptés au meulage, à la découpe plasma, au soudage à la flamme et à l’arc tandis que les échelons de 9 à 13 sont conçus pour le soudage à l’arc uniquement.

Chaque cellule possède une teinte (numéro d’échelon) de protection minimum, qui est de 4 généralement. Enfin, les filtres actifs apportent une protection continue contre les rayons UV et IR, généralement à 15.

Pour le soudage à l’arc, il est interdit de porter des lentilles de contact.


Normes protection auditive

Les   protections auditives professionnelles sont réglementées par la norme EN 352.

EN 352 – Protecteurs individuels contre le bruit (PICB)

Cette norme définit les exigences fondamentales requises pour les protecteurs individuels contre le bruit, appelés PICB. Elle est ensuite déclinée en plusieurs sous-parties en fonction du type de protecteur auditif.

Les casques anti-bruit – les serre-tête :

EN 352-1 – PICB – Exigences générales – Partie 1 : Serre-tête (casque anti bruit)

Ces serre-tête anti bruit sont également appelés casques anti-bruit. Ces protections auditives sont composées de coquilles fonctionnelles qui entourent les oreilles du porteur, montées sur un serre-tête.

Les casques anti-bruit garantissent le niveau de protection auditive le plus élevé, car ils permettent une atténuation du bruit de 20 à 35 dB. Ils couvrent la tête et sont suffisamment confortables pour être portés sur une longue durée. Ils ont cependant l’inconvénient de rendre difficile la communication avec d’autres personnes et la perception de sons environnants en raison de leur forte capacité d’insonorisation. Ils sont également moins adaptés aux temps chauds que les bouchons d’oreilles, où ils peuvent être inconfortables.

Les bouchons d’oreilles et les arceaux anti-bruit :

EN 352-2 – PICB – Exigences générales – Partie 2 : Bouchons d’oreille

Cette protection auditive peut prendre la forme de bouchons d’oreille mais aussi d’un arceau anti bruit (bouchons d’oreille montés sur un arceau). Cet EPI anti-bruit se place à l’intérieur du conduit auditif ou au niveau de l’oreille externe.

Les bouchons d’oreilles sont conçus pour être portés sur une courte durée. Ils sont plus confortables dans des lieux chauds et humides, et peuvent par exemple être adaptés à une utilisation en été.

Les arceaux anti-bruit sont recommandés pour une utilisation intermittente. L’arceau permet de garder les bouchons autour du cou, pour pouvoir les mettre et les retirer sans les égarer. De plus, les bouchons sont maintenus à l’entrée du conduit auditif par l’arceau et ne risquent donc pas de s’enfoncer dans l’oreille.

Les coquilles anti-bruit montées sur casque :

EN 352-3 – PICB – Exigences générales – Partie 3 : Serre-tête monté sur un casque industrie EN 397

Cette partie de la norme concerne les coquilles de protection auditive qui sont montées sur un casque de chantier. Idéal pour remplacer un casque anti-bruit lorsqu’il est nécessaire d’associer un casque de chantier avec une protection auditive.

Les autres normes des protections auditives :

D’autres types de PICB existent et sont donc réglementés par d’autres parties de la norme :

  • EN 352-4 – PICB – Exigences générales – Partie 4 : Serre-tête à atténuation dépendante du niveau
  • EN 352-5 – PICB – Exigences générales – Partie 5 : Serre-tête à atténuation active du bruit
  • EN 352-6 – PICB – Exigences générales – Partie 6 : Serre-tête avec entrée communication audio


Normes protection respiratoire

Il existe une multitude d’EPI de protection respiratoire en fonction de la situation et des risques rencontrés. Nous allons aborder ici les normes les plus courantes concernant les appareils de protection respiratoire filtrants :

  • les demi-masques et masques jetables
  • les masques respiratoires réutilisables à ventilation libre
  • les appareils de protection respiratoire réutilisables à ventilation assistée
  • les filtres des masques réutilisables

EN 149 – Demi-masques de protection respiratoires jetables

La norme EN 149 concerne les masques respiratoires jetables souvent appelés masques anti-poussières car ils filtrent seulement les aérosols. La norme est la suivante :
EN 149 – Appareils de protection respiratoire – Demi masque filtrant contre les particules aérosols.

Ils offrent une protection contre les poussières, les fumées et les brouillards. Ils n’offrent pas de protection contre les gaz et les vapeurs.
Il existe 3 types de demi masques respiratoires jetables en fonction de la filtration qu’ils proposent :

  • FFP1 : faible efficacité, stoppe au moins 80% des aérosols. Protection contre les poussières fines
  • FFP2 : moyenne efficacité, arrête au moins 94% des aérosols. Protection contre les fines particules pouvant être toxiques
  • FFP3 : haute efficacité, stoppe au moins 99% des aérosols. Protection contre les très fines particules pouvant être toxiques

FFP signifie : pièces faciales filtrantes à particules. Cette notation permet de reconnaître instantanément si le masque est réutilisable ou non.

Les autres types de notation :

  • Notation NR pour Non Réutilisable = usage unique
  • D : test de la dolomie, permettant d’évaluer le colmatage du filtre. Un test concluant signifie que la durée de vie du masque est allongée.

En principe, dès lorsqu’une résistance respiratoire se fait sentir ou que le masque de protection respiratoire jetable est utilisé plus de 8 heures consécutives, il faut remplacer le masque.

EN 136 et EN 140 – Masques de protection respiratoires réutilisables

Il existe deux normes pour ces masques respiratoires réutilisables en fonction de leur forme :

  • EN 136 – Appareils de protection respiratoire – Masque Complet
  • EN 140 – Appareils de protection respiratoire – Demi masque et quart de masque

Notation R pour réutilisable

Des filtres sont ensuite associés à ces appareils de protection respiratoire à ventilation libre. Ces masques de protection respiratoire sont réutilisables puisque les filtres peuvent être changés sans remplacer entièrement l’appareil de protection contrairement aux masques jetables. Découvrez les normes des filtres un peu plus bas. Ici, les filtres sont souvent appelés cartouches, c’est pour cette raison que l’on retrouve souvent le terme : masque à cartouche.

EN 12941 et EN 12942 – Appareils de protection respiratoires à ventilation assistée

Il existe 2 normes relatives aux appareils respiratoires à ventilation assistée en fonction de la forme de l’appareil. Pour les reconnaître, les notations varient suivant le type d’appareil pour une reconnaissance facile.

EN 12941 – Appareils de protection respiratoire filtrants à ventilation assistée avec cagoule ou casque

La forme de cet appareil à ventilation assistée est soit une cagoule soit un casque.
3 classes :

  • TH1
  • TH2
  • TH3

Ces classes permettent de déterminer le niveau d’étanchéité de l’appareil complet. Plus la classe est élevée, meilleure est l’étanchéité.
Ensuite, ces appareils sont associés à des filtres, que vous allez découvrir ci-dessous.

EN 12942 – Appareils de protection respiratoire filtrants à ventilation assistée avec masque complet, demi masque ou quart de masque

Dans ce cas-là, l’appareil est un demi-masque, un quart de masque ou un masque complet.
3 classes :

  • TM1
  • TM2
  • TM3

Ces classes permettent aussi de déterminer le niveau d’étanchéité de l’appareil complet. Plus la classe est élevée, meilleure est l’étanchéité.
Ensuite, ces appareils sont associés à des filtres, présentés ci-dessous.

Les normes des filtres des appareils réutilisables

Les filtres répondent également à des normes en fonction du type de protection qu’ils assurent. Comme pour les masques jetables EN 149, ces filtres possèdent 3 capacités de filtration différentes.

  • Galette : niveau 1 – faible capacité, durée de vie faible
  • Cartouche : niveau 2 – capacité moyenne
  • Bidon : niveau 3 – grande capacité

Des couleurs sont attribuées aux filtres en fonction des protections qu’ils apportent pour une identification efficace et rapide permettant d’éviter les erreurs.

EN 143 – Appareils de protection respiratoire – Filtre à particules / Filtre aérosols

Filtre anti poussière (filtration des particules aérosols) : toute suspension de particules solides ou liquides dans un milieu gazeux, ayant une vitesse de chute négligeable, inférieure à 0.25 m/s. Dans des conditions normales dans l’air, cela correspond à des particules inférieures à 100 microns. Cela comprend aussi des aérosols composés de particules d’origine microbienne ou les virus et les bactéries mais aussi les particules d’origine animales ou végétales (bioaérosols).

  • Notation P
  • Couleur du filtre : Blanc
  • 3 classes d’efficacité :
    • P1 : faible efficacité : arrête au moins 80% des aérosols soit une pénétration inférieure de 20%
    • P2 : efficacité moyenne : stoppe 94 % soit une pénétration inférieure de 6%
    • P3 : 99.95% soit une pénétration inférieure de 0.05%
  • Marquage R pour Réutilisable

Au fur et à mesure de leur utilisation et donc de la filtration, le filtre va se colmater. On le ressent lorsque la résistance est de plus en plus élevée pour respirer. Dès les premiers signes de gêne respiratoire, il faudra le remplacer.

EN 14387 – Appareils de protection respiratoire – Filtre anti-gaz et filtres combinés (gaz, vapeurs et particules)

Il existe plusieurs types de filtres en fonction des gaz et vapeurs rencontrés. Tous sont également classés selon 3 classes de filtration notées de 1 à 3, 3 étant la meilleure efficacité.

Les différents types de filtres anti-gaz :

Type de filtration Couleur d’identification Protection
Type A Marron Protection contre les vapeurs organiques dont le point d’ébullition est supérieur à 65°C
Acétates, acides (acétique, acrylique), acrylate (-éthyle de méthyle), alcools, benzène, butanol, butyl glycol, crésols, dichloro(-éthane, -benzène, -toluène), essences aromatiques, ethanol, dichloroéthylique, ethyl glycol, isopropanol, kérosène, méthyls, perchloréthylène, phénols, styrène, térébenthine, trichloréthylène, trichloroéthane, toluène, white spirit, xylène
Type AX Marron Protection contre les vapeurs organiques dont le point d’ébullition est inférieur à 65°C
Acétate de méthyle, acétone, bromoéthane, butane, chloroforme, chlorure de vinyle, dichloroéthane,, dichloroéthylène, dichlorométhane, diéthylamine, ether diméthylique, formiate d’éthyle, fréons, méthanol, méthylbutane, trichlorométhane
Type B Gris Protection contre les gaz et les vapeurs inorganiques
Acides (cyanhydrique, nitrique, sulfhydrique), aminopropane, brome, bromure d’hydrogène, chlore, cyanures, dioxyde de chlore, fluor, formol, hydrogène arsénié, isocyanates, nitroglycérine, sulfure de carbone
Type E Jaune Protection contre :
Acides (bromhydrique, chlorhydrique, fluorhydrique, formique), anhydre sulfureux, dioxyde de soufre, gaz hydrochlorique
Type K Vert Protection contre :
l’ammoniac et certains dérivés aminés : aziridine, butylamine, diéthylamine, diisopropylamine, diméthylamine, diméthylhydrazine, ethylamine, ethylène imine, hydrazine, isopropylamine, méthylamine
HgP3 Rouge + Blanc Protection contre les vapeurs de mercure
NOP3 Bleu + Blanc Protection contre les oxydes d’azote
SX Violet Protection contre les composés spécifiques désignés par le fabricant

Les filtres spécifiques AX et SX n’ont pas de classe d’efficacité. Les filtres AX sont à usage unique.

Un filtre anti-gaz doit être utilisé une fois sauf si vous êtes loin d’avoir atteint sa saturation. En revanche, s’il est réutilisé, il faudra qu’il soit utilisé pour le même gaz car sinon il y a un risque de relargage de l’autre gaz préalablement filtré.

Les filtres combinés :
Les filtres anti-gaz peuvent être combinés avec un filtre à particule, c’est pour cela qu’ils sont appelés filtres combinés.

Exemples de notation des filtres :
P3 : filtre particules de niveau 3
A2P3 : filtre combiné anti-gaz et particules, qui combine filtration gaz type A de niveau 2 et filtre particule de niveau 3
ABEKP3 : filtres combiné avec filtration anti-gaz type A B E et K et et filtration particule P, tous de niveau 3
TH1A2P : il s’agit d’un casque ou d’une cagoule à ventilation assistée de classe 1, équipé d’un filtre combiné avec une filtration anti-gaz type A de niveau 2 et une filtration particule P
Particularités des filtres des appareils de ventilation assistée :
Pour les appareils de ventilation assistée, les filtres anti-aérosols P n’ont pas de classe d’efficacité attribuée. Celle-ci est directement liée à la classe de l’appareil.
De plus, si ces filtres anti aérosols protègent seulement contre les aérosols solides, cela devra être mentionné avec la lettre S comme par exemple TH1 P S
En revanche, s’ils protègent des aérosols solides et liquides, ils seront alors marqués : TH1 P SL.


Normes protection contre les chutes

Il existe de multiples EPI antichute  à adapter en fonction de la situation de travail. De plus, de nombreux EPI doivent être assemblés pour apporter une protection antichute complète. C’est pourquoi il existe de nombreuses normes. Nous allons aborder ici les principales normes des EPI antichute.

Un dispositif de protection individuelle contre les chutes s’articule autour de plusieurs éléments indispensables :

  • Le dispositif de préhension du corps avec un ou plusieurs points d’accrochage
  • La liaison antichute : elle se situe entre le dispositif de préhension et le point d’ancrage
  • Le dispositif d’ancrage est constitué de point d’ancrage et d’ancre structurelle

Le décret relatif à la protection individuelle contre la chute :

Le décret n°2004-927 délimite l’usage des EPI contre les chutes :
«Lorsque des dispositifs de protection collective ne peuvent être mis en oeuvre, la protection des travailleurs doit être assurée au moyen d’un système d’arrêt de chute approprié, ne permettant pas une chute libre de plus d’un mètre ou limitant dans les mêmes conditions les effets d’une chute de plus grande hauteur. Lorsqu’il est fait usage d’un tel équipement de protection individuelle, un travailleur ne doit jamais rester seul afin de pouvoir être secouru dans un temps compatible avec la préservation de la santé.»
La protection antichute est obligatoire dès lors qu’il y a un risque de chute lors de travaux effectués en hauteur.

La préhension du corps : le harnais de sécurité :

Il existe différents types de harnais de travail en hauteur qui dépend de la fonction qu’il doit assurer : travail en hauteur avec risque de chute, travail suspendu

EN 361 – Equipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur : harnais d’antichute
Le harnais de sécurité ou harnais antichute, c’est le système de préhension du corps destiné à arrêter les chutes. C’est l’utilisateur qui le porte et il doit pouvoir s’adapter à la personne (réglable).

EN 358 – Equipement de protection individuelle de maintien au travail et de prévention des chutes de hauteur : Ceintures et longes de maintien au travail ou de retenue
Ce type de harnais de maintien n’assure pas la fonction antichute mais la fonction de maintien au travail et de retenue. Cette fonction est très utile pour les travaux suspendus dans le vide.

EN 813 – Equipement de protection individuelle pour la prévention contre les chutes de hauteur : Ceintures à cuissardes
La ceinture avec cuissarde assure une fonction de maintien et de retenue.

La liaison antichute ou élément de connexion :
La longe :

La longe est essentielle car il s’agit d’un lien entre la personne et donc le harnais avec le point d’ancrage. La longe anti chute peut être fabriquée en différentes matières : corde, fibres synthétiques, câble métallique, sangle, chaîne…

Il existe 2 formes de longes :

  • La longe simple
  • La longe double, également appelée “longe en Y”. Elle est idéale pour les changements de position par exemple

EN 354 – Equipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur : longes. Cette norme est valable pour les longes sans absorbeur d’énergie.

Une longe peut être équipée d’un absorbeur d’énergie. L’absorbeur d’énergie va permettre d’amortir le choc en cas de chute. Celui-ci doit être conforme à la norme EN 355.
EN 355 – Equipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur : absorbeurs d’énergie.

Comment fonctionne un absorbeur d’énergie ? Il est constitué d’une sangle pliée dans un emballage. En cas de choc, l’emballage se déchire et la sangle se déplie, ce qui permet de limiter la force de freinage à un niveau non lésionnel c’est-à-dire sans conséquence grave pour l’utilisateur.

Les connecteurs :

Les connecteurs, également appelés mousquetons, sont des éléments indispensables de la liaison antichute. Ils permettent de relier à la fois la liaison antichute au harnais (point d’amarrage) et au point d’ancrage.
Les connecteurs anti chute peuvent directement être fabriqués avec la longe et/ou l’absorbeur d’énergie ou vendus séparément et adaptables par un mousqueton à vis.

Les connecteurs sont réglementés par la norme suivante :
EN 362 – Equipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur : connecteurs
Cette norme définit différentes classes en fonction du type de connecteur qui déterminera sa fonction :

  • Classe Q : connecteur fermé par un doigt à visser, lequel est un élément porteur lorsqu’il est entièrement vissé. Prévu pour une utilisation exclusive pour les connexions permanentes ou de longues durées
  • Classe B : connecteur basique à fermeture automatique. Conçu pour être utilisé comme composant.
  • Classe M : maillon rapide prévu pour être utilisé comme composant, pouvant être mis en charge selon son grand axe et son petit axe
  • Classe T : connecteur de terminaison à fermeture automatique, conçu comme élément d’un sous-système pour permettre la fixation de façon à ce que la charge s’exerce dans une direction prédéterminée
  • Classe A : connecteur d’ancrage à fermeture automatique conçu comme composant de liaison directe à un type spécifique d’ancrage

Bon à savoir…
Les connecteurs en fer et en acier doivent être protégés de la corrosion pour ne pas voir leur performance altérée.

Le dispositif d’ancrage :
Le dispositif d’ancrage est réglementé par la norme suivante :
EN 795 – Equipement de protection contre les chutes de hauteur : dispositif d’ancrage
Différentes classes sont définies par la norme en fonction du type de dispositif :

  • Classe A1 : dispositif d’ancrage destiné à être fixé sur des surfaces verticales, horizontales et inclinées
  • Classe A2 : dispositif d’ancrage destiné à être fixé sur les toits inclinés
  • Classe B : dispositif d’ancrage provisoire, transportable
  • Classe C : dispositif d’ancrage équipé de support d’assurage flexible horizontal
  • Classe D : dispositif d’ancrage équipé de support d’assurage rigide horizontal
  • Classe E : ancrage poids mort

Tous ces dispositifs sont des EPI à l’exception du dispositif d’ancrage classe C.

Des supports d’assurage peuvent exister entre les ancres :

  • Rail d’assurage où l’on peut rattacher un EPI
  • Support d’assurage flexible où l’on peut rattacher un EPI

L’antichute mobile :
Il existe 2 types d’antichute mobile définis par 2 parties de la norme EN 353 :
EN 353 – Equipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur – Antichute mobile incluant un support d’assurage

  • EN 353-1 – Partie 1 : Antichute mobile incluant un support d’assurage rigide
  • EN 353-2 – Partie 2 : Antichute mobile incluant un support d’assurage flexible

Ce type d’EPI antichute est un sous-système constitué d’un support d’assurage rigide ou flexible, d’un antichute mobile à blocage automatique solidaire du support d’assurage et d’une longe qui est fixée à cet antichute mobile.

Un dissipateur d’énergie peut être intégré à l’antichute mobile, à la longe ou au support d’assurage. Celui-ci doit être conforme à la norme EN 363 – Systèmes individuels de protection contre les chutes – Systèmes d’arrêt des chutes.

L’antichute à rappel automatique : Les anti-chutes à rappel automatique également appelés enrouleur à rappel automatique ou encore stop-chute sont réglementés par la norme suivante :
EN 360 – Equipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur : antichute à rappel automatique

Les dispositifs de sauvetage :
Le harnais de sauvetage : EN 1497 – Equipement de protection individuelle contre les chutes de hauteur : le harnais de sauvetage.

Le dispositif de sauvetage par élévation :Ce type de dispositif est conçu pour soulever les utilisateurs à un endroit sûr après une chute. Le dispositif de sauvetage par élévation est réglementé par la norme :
EN 1496 – Equipement de protection personnel contre les chutes : dispositifs de sauvetage par élévation
Cette norme détaille les exigences et les méthodes d’essai pour les appareils de levage de sauvetage.

Ces dispositifs sont divisés en 2 classes :

  • Classe A : levage uniquement
  • Classe B : levage et abaissement limité

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